Jubilé, nous l’avons entendu ré­cemment venant d’Angleterre, mais au fil des siècles, ce mot a pris plusieurs acceptions. Ce terme vient de l’hébreu et désigne une so­lennité publique célébrée tous les cinquante ans amenant entre autre la rémission de dettes et la libéra­tion d’esclaves. Dans l’Egypte an­tique, le fêt-sed survenait à partir de la trentième année de règne d’un pharaon. Dans la religion catholique le jubilé ou année sainte destiné à raviver la foi, revient tous les vingt cinq ans. Les pèlerins de Rome bé­néficient d’une indulgence plénière (une grâce) en se rendant dans les basiliques majeures. Le premier ju­bilé fut convoqué en 1300 par le pape Boniface VIII, sa durée est passée de cent, à cinquante, à trente trois, l’âge du Christ, et maintenant à vingt cinq. Un jubilé célèbre aussi l’anniversaire d’ordination des diacres, des prêtres et des évêques. Le jubilé maçonnique est un éloge organisé en l’honneur d’un franc-maçon à l’occasion des trente trois ans de son initiation. Dans le monde du sport, football en particulier, le jubilé est un match organisé pour fêter la fin de carrière d’un joueur, le jubilé Platini qui eut lieu le 23 mai 1988 rassembla toute la famille du foot. Enfin en 2022 nous n’avons pu passer à côté du jubilé de pla­tine de la reine Elisabeth II commémo­rant ses 70 ans de règne.

Après ce tour d’horizon revenons à nos moutons où plutôt à notre jume­lage. C’est le 13 octobre 1973 que fut signé le serment de jumelage entre Houilles et Friedrichsdorf, 50 ans c’est à la fois très loin et très proche. En 1973, le Parrain est oscarisé, le pé­trole entre en crise, le premier Air­bus décolle, Picasso disparaît et on donne le premier coup de téléphone portable, quelle taille devait il avoir?

En 2023 donc, à l’occasion du week-end international nous célèbrerons notre jubilé.

Une fête qui sera sans l’ombre d’un doute…jubilatoire. JPC