Cette balise carminée est à la cime de l’antenne de communication de 330 m, structure emblématique du Centre Commandant Millé.

Cette base militaire de la marine nationale dont l’entrée est à Houilles occupe une surface de 35 hectares dans la plaine de Montesson. Le sous-sol calcaire de cette plaine alluviale est exploité depuis des siècles, d’abord à ciel ouvert puis en souterrain fournissant des pierres à la basilique de Saint Denis puis aux immeubles haussmanniens. Les carrières abandonnées laisseront la place aux champignonnières au XIXème siècle.
En 1939, une partie du site est réquisitionnée pour la construction en sous sol d’une usine de moteurs d’avion Hispano Suiza. A partir de 1940, les Allemands aménagent un immense complexe souterrain pour y fabriquer les torpilles qui équipent les terrifiants U.boot ainsi que les premiers V2.
Après la libération, la Marine nationale récupère le terrain et les carrières pour faire du stockage de construction navale, un service technique de transmission et un commissariat de la marine.
En 1960, l’arsenal devient « centre de contrôle opérationnel de la marine » et abrite le centre de commandement de la France océanique stratégique.
Il prend le nom de « Centre commandant Millé » en 1970, en hommage à Georges Marie Millé, officier de marine français qui s’illustra dans la force X au côté des alliés durant le seconde guerre mondiale.
Le sous-marin qu’il commandait, le Protée, coula en 1943 au large de Cassis, probablement touché par une mine. Jusqu’en 2000, le centre accueille le commandement des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins.
Aujourd’hui sont installés le DIRISI et le Commandement de la Gendarmerie Maritime.
JPC