Les fêtes de Noël existaient déjà bien avant la naissance de Jésus et depuis l’antiquité. Les peuples de la terre célébraient, de diverses manières, le passage du sols­tice d’hiver, reflétant le triomphe final de la lumière sur les ténèbres. On dénombrait 66 fêtes païennes, les Ro­mains fêtaient les Saturnales, au Moyen-Âge avait lieu la Fête des Fous.

Jusqu’au IIIème siècle, la naissance du Christ était célé­brée le 6 janvier pour l’Epiphanie (Fête des rois). Tou­tefois les évangiles n’ont jamais fait état d’une date de naissance en particulier pour Jésus. C’est sous le Pape Libere en 354, que sera fixée une fois pour toute la nais­sance du Christ au 25 décembre pour supprimer les fêtes païennes présentes à cette période de l’année.

Au Moyen-Âge, dans les villes et les villages, des foires accompagnaient les fêtes.

Les Marchés de Noël ont pris la suite des foires de la Saint Martin fêtées le 11 novembre. Autrefois, partout en Europe, s’ouvraient le jour de la Saint Martin les dernières grandes foires de l’année. On y faisait commerce de cochonnailles, d’oies, de canards gras. C’est à la Saint Martin qu’on tuait le cochon. On venait aussi tirer le vin nouveau des dernières ven­danges et goûter la bière de Noël spécialement brassée à cette occasion. C’était aussi l’oc­casion de renouveler les baux de fermage et d’engager pour l’année les ouvriers agricoles.

On peut imaginer sur les grandes places, des baladins, des conteurs, des paysans et arti­sans venus vendre leurs marchandises, au milieu d’une foule bruyante et bigarrée, d’en­fants courant en tous sens aux sons lointains d’une musique médiévale.

Les premières traces des Marchés de Noël remontent au XIVème siècle en Allemagne et en Alsace, sous l’appellation « Marché de Saint Nicolas ». Le premier document relatant un marché de Noël date de 1434 sous le règne de Frédéric de Saxe. Plus tard, la réforme le rebaptisa « ChristKindlMarkt » (marché de l’enfant-Christ) pour lutter contre les « extrava­gantes » traditions catholiques qui s’attachaient aux noms des Saints. Le marché de Noël de Strasbourg date de 1570, celui de Nuremberg de 1628.

A l’origine, les Marchés de Noël s’ouvraient lors du premier week-end de l’Avent (quatre semaines avant Noël) et fermaient le 24 décembre au soir.

Un Marché de Noël se compose de petites échoppes construites pour l’occasion, qui pro­posent des petits articles de décoration, des jouets et des cadeaux souvent artisanaux.

En France, la tradition des Marchés de Noël, a toujours été vivante dans l’Est ainsi que dans le Sud avec notamment les Marchés aux Santons.

Ces dernières années, cette tradition s’est répandue dans tout le pays et dans notre bonne ville de Houilles où le Marché de Noël des associations est présent depuis 1990. •JPC

Cette rencontre avec le peintre catalan nous convie à visiter l’oeuvre exceptionnelle de cet artiste hors norme.
Dans une scénographie qui évoque son univers méditerranéen, cette rétrospective réunit plus de 150 oeuvres, peintures, sculptures, dessins, céramiques et retrace l’évolution stylistique de l’artiste.
Conçu de façon chronologique, le parcours traverse sept décennies de création, du fauvisme au cubisme puis marque la période surréaliste et enfin les grandes compositions poétiques aux couleurs intenses.
Miró crée à partir de ses rêves.
Il se plaisait à dire « Je dors la nuit, je rêve le jour ».

Femmes et oiseau dans la nuit

Il nous ouvre les portes de cet univers onirique en transformant le monde avec simplicité, avec une arabesque, un signe ou un trait, des points, un objet insignifiant…
L’artiste nous entraîne dans son univers constellé de métaphores poétiques.
« Pour moi, un tableau doit être comme une étincelle, il faut qu’il éclabousse comme la beauté d’une femme ou d’un poème ».
Partager le rêve de Miró, réagir au vu des couleurs éclatantes, tel est l’enjeu de cette exceptionnelle exposition.
Bien sûr avec le concours d’un conférencier.

• A.M.M