Le mot braderie viendrait du Néerlandais Braden qui signifie rôtir, en référence aux viandes et poissons qui étaient rôtis sur place.

Braderie, brocante, vide-grenier, marché aux puces, ces lieux où sont vendus des ob­jets d’occasion par des particuliers ou des professionnels, ont une histoire vieille des plusieurs siècles.

Dans l’Athènes antique, sur l‘Agora, poteries, fripes et autres curiosités étaient proposées. Les Romains développent la vente aux enchères sur des biens conquis. Au Moyen Age, lors de foires, camelots, colporteurs et marchands ambulants perpétuent le marché de l’occasion. La braderie de Lille remonte ainsi aux foires flamandes, la première trace écrite datant de 1127. Des commerçants des toutes régions participent alors aux 30 jours de la foire. Elle commence à se transfor­mer en vide-grenier au XVIème siècle quand les domestiques obtiennent le droit de vendre des objets usagés appartenant à leurs patrons.

A Paris, le Marché des Patriarches est crée vers 1350, ces marchés étaient de véri­tables lieux de vie et de rencontres, saltimbanques et brigands côtoyaient les chif­fonniers vendeurs de vieux chiffons pleins de parasites (puces).

Femmes et oiseau dans la nuit

En 1635, Richelieu interdit ce type de marché à l’intérieur des villes et les cantonne en périphérie. Au XIXème siècle, les marchés se tiennent sur les « fortifs », ce qui permet d’échapper à l’octroi, le marché aux puces de Saint Ouen , inauguré en fin de siècle deviendra un des plus populaire. A partir des années 1970, la vente d’objets par des particuliers se démocratise, les familles se débarrassent des assiettes de grand- mère. La société de consommation apporte sur le marché un plus grand choix de seconde main, on récupère et on recycle. Le marché de l’occasion n’est plus réservé aux populations pauvres et exclues, on redécouvre l’Art de chiner.

Le 6 octobre prochain aura lieu la 46ème bra­derie de Houilles. Le Comité de Jumelage vous donne rendez vous à sa place habituelle.

Il nous ouvre les portes de cet univers onirique en transformant le monde avec simplicité, avec une arabesque, un signe ou un trait, des points, un objet insignifiant…
L’artiste nous entraîne dans son univers constellé de métaphores poétiques.
« Pour moi, un tableau doit être comme une étincelle, il faut qu’il éclabousse comme la beauté d’une femme ou d’un poème ».
Partager le rêve de Miró, réagir au vu des couleurs éclatantes, tel est l’enjeu de cette exceptionnelle exposition.
Bien sûr avec le concours d’un conférencier.

• JPC