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mar 21

Le saviez-vous ? Ordem e Progresso (*)

(*) Devise du drapeau portugais

Cette année le Brésil sera à l’honneur en recevant la Coupe du Monde de foot. Le quizz de la dernière galette portait sur ce pays, une des questions posée était, pourquoi y parle-t’on Portugais et non pas Espagnol comme dans le reste de l’Amérique du Sud. Essayons d’y voir plus clair.

Vers la fin du 14esiècle, ayant achevé la reconquête de leurs territoires et à l’écart des conflits européens, les navigateurs portugais commencent à descendre le long des côtes africaines. Sous le règne de Henri le Navigateur, les îles de Madère, des Açores et du Cap Vert sont découvertes. En 1488, Vasco de Gama, double le Cap de Bonne Espérance et ouvre ainsi la route maritime des Indes.

Avec la découverte des Antilles en 1492, Christophe Colomb offre l’Amérique aux Espagnols en cherchant une route ouest pour aller aux Indes. En 1498, Amerigo Vespucci, Florentin agissant pour le Royaume d’Espagne, débarque dans l’actuelle Guyane et découvre le continent qui portera son nom, Amérique.

L’Espagne et le Portugal sont les deux plus grandes puissances maritimes de cette époque. Pour éviter un conflit portant sur ces nouveaux mondes considérés comme Terra Nullus, trois traités seront établis entre eux. Le dernier, signé le 7 juin 1494 connu sous le nom de Traité de Tordesillas, partage le monde en deux. La ligne de partage est un méridien situé à 370 miles (1770 km) à l’ouest des îles du Cap Vert, tous les territoires à l’ouest seront espagnols, tous les territoires à l’est seront portugais.

A ce moment de l’histoire, il était avéré que l’Amérique serait espagnole, mais le 22 avril 1500, un Portugais, Pedro Alvares Cabral, cherchant à rejoindre les Indes, débarque au Brésil. Il détermine que cette nouvelle terre se situant bien à l’est de la ligne de partage est donc territoire portugais. Tous les autres pays d’Amérique du Sud tomberont dans l’escarcelle du royaume d’Espagne. Les grands états européens, France, Angleterre, Pays-Bas, exclus du traité, mettront un siècle avant d’entamer eux aussi la conquête du monde.

Le Brésil actuel s’étend à l’ouest bien au delà du méridien frontière, c’est donc grâce au Traité de Tordesillas que nous pouvons admirer les artistes jouer au «futlbol», nous baigner à Copacabana et rêver de la Garota de Ipanema. Je vous laisse fredonner..

Olha que coisa mais linda

Mais cheia de graça

É ela menina

Que vem e que passa

Num doce balanço

A caminho do ma

Adeus  - JPC