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sept 30

1901 ODYSSÉE DE L’ ASSOCIATION

Aujourd’hui, il est aisé de créer une association, mais ce droit a été difficile à conquérir et le chemin pour y arriver bien tortueux. Dès l’antiquité, des asso­ciations existent chez les Grecs et chez les Romains. Sous l’Ancien Régime, des confréries et compagnonnages plus ou moins encadrés participent à l’histoire. De la Révolution au milieu du XIXe siècle, les associations sont tantôt permises tantôt interdites. La loi du 28 juillet 1848 promulgue le droit de liber­té en matière d’association, mais 3 ans plus tard Napoléon III la supprime. Avec l’avènement de la IIIe République, une démocratie plus mature au sein d’une société pacifiée apparaît, des associations naissent dans de nombreuses acti­vités parallèlement à un contexte d’avancées sociales. C’est enfin avec la loi du 1er juillet 1901, proposée par Pierre Waldeck-Rousseau, qu’est consacré le prin­cipe du droit d’association. Durant tout le XXe siècle ce principe sera conforté, au niveau international par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 dé­cembre1948 et au niveau national par la décision du Conseil Constitutionnel du 16 juillet 1971.

Ces der­nières an­nées, des lois ont été publiées pour en­courager l’action des associations et renforcer l’engagement associatif et le bénévolat.

Selon des chiffres de 2010, le Comité de Jumelage de Houilles fait partie des 1.300.000 associations estimées de France, très majoritairement de petites associations locales de béné­voles. 46% des français sont membres d’une ou plusieurs associations soit 23 millions d’adhérents. La France compte parmi eux 16 millions de bénévoles. 1.800.000 personnes tra­vaillent dans les associa­tions, soit 6% du volume de l’emploi privé. Le sec­teur associatif réalise un budget cumulé de 70 mil­liards d’euros soit 3,5% du PIB. Mais il faut comp­ter désormais avec la contraction des budgets publics et donc du finan­cement aux associations.

Longue vie donc aux associations, sy­nonyme du vivre et agir ensemble. • JPC