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jan 29

LES TOUTOUS, LES TOUTOUS, LES TOURISTES…

Après 2016, année internationale des légumineuses que nous avions évoquée avec une pointe d’humour l’an passé, place à l’année internationale du tourisme durable en 2017.Cette initiative, issue d’une confé­rence de l’ONU sur le développement durable, représente une opportunité unique d’accroître la contribution du secteur du tourisme aux trois piliers de la durabilité, l’économie, le social et l’environnement.

Publiée en 1995, la charte du tou­risme durable, reconnaît que comme le tourisme peut à la fois contribuer de manière positive au développe­ment socio-économique et culturel mais aussi à la détérioration de l’en­vironnement et la perte d’identité locale, son approche doit être par conséquent globale.

Le tourisme doit être supportable sur le plan écologique, viable sur le plan économique et social pour les popu­lations locales. L’in­tégration dans le milieu naturel, culturel et humain, le respect des équilibres fragiles, l’incidence sur les ressources naturelles, sur la biodiversité, l’assimilation des impacts et des déchets engendrés doivent être pris en compte dans la conception des stratégies touris­tiques, sans oublier l’incidence effec­tive sur l’amélioration de la qualité de vie de la population, en particulier dans les pays en voie de développement. La minimisation des effets induits sur le patrimoine culturel, le soutien et la reconnaissance des identités locales et de leurs intérêts, l’intégration et le développement de l’économie locale, la protection et la mise en valeur du patrimoine naturel doit impliquer tous les acteurs du secteur public et privé.

Le tourisme durable, fils du dévelop­pement durable, a pour objectif la cohésion économique et sociale entre les peuples de la planète, impliquant un partage plus équi­table des bénéfices et des charges engen­drés, cela passe par un changement dans les modèles de consom­mation, allant vers un tourisme à la recherche d’authenticité.

Comme l’association ATD, Acteur du Tourisme Durable, combattons les idées reçues, le tourisme durable ce n’est pas de l’écotourisme, contrai­gnant, au bout du monde, plus cher, de l’humanitaire et surtout, surtout pas ennuyeux.

Bon voyage ! • JPC